Ton cri
       
       
         
         

geota123@hotmail.com

      Je voudrais que tu m'écrives ton cri pour un travail sur ta détermination...

Merci.

 

       
         

Antigone

      Sans-Nom,

Je ne comprends rien à votre demande.
Mon cri? Un travail sur ma détermination?
Auriez-vous, par hasard, le front de déranger Antigone pour lui demander de faire à votre place les devoirs que vous a donnés votre précepteur? La liberté a-t-elle si peu d'intérêt pour vous que vous laissiez à d'autres le soin de la définir pour vous?
Si je devais crier, Sans-Nom, ce serait de voir exister des fantômes comme le vôtre, petites ombres sans consistance. Vous ressemblez aux soldats qui gardent la tombe de mon frère, et qui parlent de leurs petits soucis de petits hommes quand avance, à pas de sang, la tragédie. Retournez donc à votre siècle pressé.
Je ne vous salue pas.

Antigone
         
         

geota123@hotmail.com

      Je suis d'accord que je me suis mal exprimée si tu l'as pris comme ça... Ne connais-tu pas le fameux cri d'Antigone, qui toucha plus d'une personne.
En fait, je n'arrive pas à trouver les phrases exactes qui se trouvent dans l'oeuvre de Bauchau. Je dois écrire ces paroles sur une affiche que je dois réaliser. Si tu pouvais m'aider, j'en serais ravie... et ce n'est absolument pas de la fainéantise.

 

       
         

Antigone

      Sans-Nom-qui-persiste-et-ne-signe-pas,

Ce n'est pas la queue qui remue le chien.
Si vous avez des questions à poser à Bauchau, posez-les lui, et faites avec ses mots à lui des affiches qui parleront de lui, mais n'auront pas ma voix.
Je ne suis pas l'Antigone-de-quelqu'un, qu'il soit Sophocle, Anouilh ou Bauchau, mais la racine noire et obstinée de leurs mots. Lisez-les, et trouvez moi, si vous le souhaitez, en grattant la terre avec les mains jusqu'à vous y retourner les ongles.
«Tout le reste est littérature».

Antigone