Pardon |
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| Il y a trois ans de cela Alors que tout pour moi N'était que long tracas Mes yeux emplis d'effroi Ont rencontré ta loi Et trouvé ici-bas Le repos et la foi Merci fille d'Oedipe, mon coeur est comme le tien Je puise dans ton histoire, jusque dans tes pensées Et tel le prototype, j'expose mon père au tien Comme un ilôt d'espoir, je ne cesse de l'aimer Lorsque l'imagination Comme l'esprit à l'abandon Est dans la tête des jeunes mignons Aujourd'hui des reproductions Comme des vols et des démons Je me dois de dire pardon Pardon d'avoir emprunté, ton chemin et tes idées D'avoir apprécié tes souffrances, pour pouvoir guérir les miennes De me les être appropriées, et de vouloir les garder Durant une vie de faïence, une voix qui est la tienne. |
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| Petite, Puise tant que tu veux dans mon eau pour étancher ta soif, vole ma voix pour assurer la tienne, emprunte mes chemins s'ils rendent ton pas plus sûr, rien de tout cela ne m'est offense, et je n'ai donc rien à pardonner. Mais n'oublie pas de vivre, n'oublie pas ta vie, n'oublie pas ta soif, n'oublie pas ta voix et ne perds pas ton chemin. N'oublie pas qui tu es, Petite. Antigone |