Inès, Anaïs, Margot
écrit à

Achille
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Très chères dames, Je vous remercie pour vos paroles aimables et espère que votre santé est bonne. Partir au combat sans savoir si on en reviendra ou vivre sans savoir quand surgira la mort, quelle différence? Je me fie à mes capacités et si la mort me prend, soit, j’irai chez Hadès. De toute façon, nous y allons tous, un jour ou l’autre… Lorsque je n’approuve pas la conduite d’un chef, je ne demeure pas son allié. Ainsi je me suis conduit avec Agamemnon lorsqu’il s’est comporté comme un roi de pacotille. Briséis, j’aime son visage, ses cheveux bouclés, son rire, sa voix, ses étreintes, sa douceur… Quant à Hector, je voudrais qu’il soit encore vivant pour pouvoir le tuer à nouveau. Quand ma lance s’est enfoncée dans sa gorge et que son sang chaud m’a éclaboussé au visage, j’ai su que c’était insuffisant, que sa mort n’apaiserait rien, et cela m’a fait le haïr davantage encore. Je ne me crois pas supérieur aux autres, je le suis. Que celui qui prétend le contraire vienne m’affronter en duel. Je respecte mes dieux, c’est bien suffisant. Cependant, je ne me rappelle pas avoir offensé un dieu troyen. Si vous parlez de cette histoire qui raconte que j’ai détruit un temple d’Apollon, sachez que c’est une rumeur sans fondement. Que les dieux vous soient bienfaisants! Achille |