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          Dialogus

Hamid et Aziz
écrivent à

Achille


Achille, mon héros


   

Iscarthage                

Salutation monsieur Achille,

Ce que que je sais sur vous n’est rien pour l’instant. Révélez-moi vos secrets, votre amour et votre courage pour le combat!

Lorsque vous étiez enfant, étiez-vous le plus fort?

Préférez-vous la gloire ou l’amour?

Combien avez-vous tué d’hommes pendant votre existence?

Merci d’avance pour votre réponse.



Salutations, Hamid et Aziz!

Mon secret? Je ne crois pas en avoir. Je suis honnête et authentique. D’ailleurs, je hais les hommes qui disent une chose et en portent une autre dans leur cœur.

Le courage est important dans un combat. C’est lui qui pousse le guerrier au-delà de ses limites. Le courage est comme une flamme qui prend naissance dans la poitrine et envahit la tête et tous les membres. Parfois, le courage nous mène à la mort, mais nous éloigne toujours du déshonneur.

J’aime le combat, c’est vrai. J’aime surpasser mon adversaire. C’est aussi pour cette raison que j’aime la chasse. Affronter des fauves avec une seule dague en main ou rattraper des cerfs à la course, me mesurer à leur grandeur et les vaincre, ah! il n’y a rien de tel.

Enfant, j’étais loin d’être le plus fort, mais je savais déjà très bien me défendre. Très tôt dans mon éducation, j’ai démontré une aptitude pour les armes, mais c’est surtout mon entraînement sur le mont Pélion avec le centaure Chiron qui m’a donné un net avantage sur les autres guerriers.

Je préfère la gloire ET l’amour, mais, apparemment, les dieux n’accordent l’un qu’au détriment de l’autre. J’ai choisi la gloire, mais je ne savais pas que je sacrifiais l’amour. Si j’avais su que la vie de Patrocle était dans la balance, j’aurais tout abandonné pour mener une vie obscure avec lui. Maintenant, il est trop tard, les dés ont été jetés, comme aurait dit mon ami Palamède. Lui aussi est mort, et tant d’autres!

Je n’ai aucune idée du nombre d’hommes que j’ai tués. Plusieurs centaines, assurément. Certains de mes adversaires étaient plus mémorables que d’autres et ce sont d’eux surtout dont je garde le souvenir. Les rois Ténès et Cycnos m’ont particulièrement marqué, le prince Hector bien sûr, le roi Memnon et la reine Penthésilée, ce simple soldat, Thersite, dont la mort a mené l’armée entière à me détester et à exiger ma purification…   

Que les dieux te soient favorables!

Achille

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