Aimée, Mathilde et Arnaud
écrit à

Achille
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Achille vous salue, dames Mathilde, Arnaud et Aimée! Je ne comprends pas pourquoi vous dites que j’ai détruit le temple d’Apollon. Rien ne pourrait être plus faux! J’ai tué le fils d’Apollon, Ténès, il y a plusieurs années, mais c’était un accident d’une certaine façon. Quoi qu’il en soit, vous avez été mal renseignées. Je traite Briséis comme une esclave car elle est une esclave. Quelle drôle de question! Je ne suis pas invincible. Je porte une armure, car comme tous les mortels, mon corps est vulnérable aux coups. C’est ma vitesse, mon agilité et ma force qui font de moi un être surdoué sur le champ de bataille. La rumeur qui dit que ma mère m’a plongé dans le Styx est fausse. Dès mon plus jeune âge, à Phthia, j’ai appris à me battre. Quand ce n’était pas avec mes amis lors d’entraînements contrôlés par nos maîtres, c’était contre les enfants de la basse ville dans le désordre le plus total. Combattre est pour moi une seconde nature. C’est moi qui ai donné l’autorisation à Patrocle de revêtir mes armes et de mener mon armée au combat. Ensuite, il a poussé trop loin et a foncé rencontrer sa mort sous les murs de Troie, mais de cela, comment pourrais-je lui en vouloir? Ce n’était pas un couard! Patrocle était un guerrier d’expérience et je ne peux que louer sa mémoire. Pourquoi dites-vous que je suis rancunier? Le suis-je davantage que tous les autres guerriers des deux camps confondus? C’est une guerre, par tous les dieux! Pas un banquet de mariage! Si je rencontre un Troyen sur le champ de bataille, je ne l’invite pas à boire un verre, je lui transperce la gorge de ma lance. Qu’allez-vous croire, que nous assiégeons cette cité depuis neuf ans pour échanger des techniques d’agriculture? Réveillez-vous, mes dames, cela n’est pas un jeu! Que les dieux vous protègent! Achille |