Correspondance entre Aphrodite et Méphistophélès
       
       
         
         

Aphrodite

      Méphisto,

Vos discours charment la déesse que je suis tout en la choquant. Comment un mortel (ou seriez-vous un dieu que je ne connais pas, comme celui qui prétend s'appeler Dieu chez Dialogus?) peut-il tenir un dialogue aussi puissant avec ses pairs? Hummm, j'aimerais bien m'amuser un peu avec cet être curieux que vous êtes et je vous le dis directement, sans détour. Par tous mes pouvoirs, comment pourrais-je vous atteindre? Le désir brûlant... vous semblez connaître?! Pourquoi les mortels de la cité semblent-ils vous craindre? Seriez-vous un de ces guerriers sanglants? Venez avec moi Méphisto... je vous ferai alors goûter aux plaisirs surnaturels et prodigieux que seule une déesse peut offrir.

Déesse Aphrodite, la plus belle
         
         

Méphistophélès

      Ma très chère Déesse,

Votre suavité et votre bienveillance n'ont d'égale que votre manière d'être et d'agir. Depuis cette nuit des temps où, parmi tant d'autres, je vous vis émerger de ma volonté, vous êtes celle qui m'est demeurée la plus précieuse. Vous accomplissez vos devoirs avec la grâce de votre beauté et la sensualité enivrante de vos suggestives tentations. Il me plaît de vous admirer longuement et sans restrictions, car vous manipulez si gracieusement ces pauvres mortels démunis. Je vous avoue humblement que de mes Ténèbres le spectacle est fascinant. Sachez-le, Aphrodite, vous êtes digne de mon royaume et de ma grande admiration.

Ma chère déesse, vous semez chez ces minables mortels des sentiments dont ils ne peuvent saisir la finalité. Seule l'attirance envers le pouvoir et la domination les font frémir. Seul le coït les intéresse, l'acte de reproduction et le plaisir éphémère qu'ils en ressentent est propre à leur nature déficiente. Leur misérable intelligence et leur grande finesse se limitent à braire devant la femelle en chaleur ou à roucouler devant les muscles gonflés du mâle en rut. Si les humains me craignent et me détestent c'est simplement parce que je suis le seul à les montrer ainsi et tels qu'ils sont.

Mes désirs, chère amie, sont assurément à la hauteur des vôtres et j'apprécie me manifester à vous sous une forme ou sous une autre. Non pas pour vous mettre à l'épreuve, soyez-en assurée, mais pour savourer votre souffle et votre éclat. Souvenez-vous de quelques moments intenses dont vous avez apprécié la teneur. Souvenez-vous de ces nuits où le spectre de la lune donnait à nos sens un goût de vin et d'olivier. Souvenez-vous de ces jours où l'Égée reflétait parfaitement l'éclat de vos yeux et le sable la chaleur de nos propos que le vent emportait au-delà de l'Orient. Souvenez-vous de ceux que vous avez aimés, peut-être que le plus imprévu était... le Seigneur des Ténèbres. Qui sait?

Méphistophélès
L'esprit qui toujours nie,
         
         

Aphrodite

      Très noble Esprit Méphistophélès,

Seriez-vous bien celui que je reconnais comme mon maître précieux? Celui qui, dans les premières nuits de mon éternité partagea les vierges secrets de mon extase? Votre visage masqué, l'ombre qui me posséda alors, indéfinissablement sensuelle et imprévue... cela ne pouvait être aucun de ces mortels qui sont, majoritairement, fades et bestiaux. Seul un de mes semblables a pu me projeter dans cet état second. Un état où même une déesse aussi puissante que moi, perdit le contrôle de ses centaines de sens dans un tourbillon de volupté. Mais l'esprit qui me visita ces quelques nuits ne profita pas de la vulnérabilité de mon esprit de façon négative, au contraire, il le remplit d'un autre pouvoir encore plus fort: l'assurance qui fit de moi la plus puissante des déesses. La preuve en est que c'est toujours l'amour et la beauté qui triomphent parmi les mortels!

Malgré toute la discorde et la jalousie qu'il peut semer, l'amour est encore pour moi aussi attrayant et enivrant que lorsque je commençai à m'amuser avec! Malheureusement, vous avez raison lorsque vous dites que les mortels ne peuvent encore saisir entièrement la profondeur du sentiment amoureux, du désir qui en découle. Combien de milliers d'années encore, cela leur prendra-t-il avant de comprendre? Vont-ils anéantir leur race avant de concevoir que tout pourrait couler paisiblement dans les flots du contentement? Ce serait dommage pour nous qui nous amusons tant à observer leurs bévues!

Mais encore, mon cher esprit de l'ombre, j'attends avec fièvre le moment où vous reviendrez vers moi. Vous pourrez alors constater que votre élève a fait des progrès qui dépasseront toutes vos attentes. Ne me faites plus languir mon prince des ténèbres et venez vers celle qui peut encore vous faire prononcer le mot amour sans connotations amères ou sans attentes «divines».

Aphrodite, la plus belle
         
         

Méphistophélès

      Ma très chère Déesse,

Avec quel ravissement je reconnais votre grande vivacité d'esprit et l'acuité de votre jugement toujours aussi infaillible. Au premier trait de sa plume vous reconnaissez l'ombre qui vous enlaça à l'aube crépusculaire de notre éternité. Maître des ténèbres, je portais l'obscurité tel un masque pour couvrir le tremblement de ma convoitise. Maîtresse de la volupté, la séduction est le trône de votre raffinement et votre extase le mystère de mes dessins.

Aphrodite, vos tendres propos éveillent en mon esprit les échos lointains de la formation de mon royaume éternel. Vous savez que les souvenirs de nos étreintes renferment les secrets convoités des origines de l'univers? Vous savez que de notre union émergea la substance suprême de la création qu'est le plaisir des sens? Vous êtes le trésor le plus précieux de l'Olympe qu'aucun Dieu ne pourra autant désirer que votre humble Seigneur. Je conserve de nos rencontres la fraîcheur du premier clair de lune, de notre alliance la vigueur des sept mers et de nos délires la délicatesse de vos tendres soupirs.

Nos destins sont étroitement enlacés et aucune puissance impie ne les briseront. Le Mal, le plaisir, la liberté et la paresse sont enchaînés comme le Bien l'est à l'esclavage, à la domination et à la chasteté. Votre tâche est ardue Aphrodite la plus belle, la noblesse de l'amour qui bouille dans vos veines ne peut qu'appartenir aux entités divines et vous méritez mille grâces plutôt que la souillure indigne d'une semence de mortel. Les humains sont incapables de comprendre la finesse de ce que vous avez à leur offrir. Voyez les pauvres missives qu'ils vous adressent telle une marque vulgaire de possession. Ils sont vils et la concupiscence est la seule émotion qui les fasse vibrer.

Mais la fin de vos tourments est proche, les mortels vont bientôt régresser et revenir aux âges inférieurs. Ils achèvent de saigner la carcasse qui leur sert de planète et elle leur deviendra bientôt insupportable. Par leur propre faute elle brûlera sous des feux pires que les enfers. Ils n'auront d'autres choix que de nier l'Usurpateur et imploreront à genoux notre pardon. Alors vous deviendrez leur seule maîtresse et moi leur seul maître et peut-être admettront-ils tout ce temps qu'ils ont gaspillé à adorer une chimère.

Je ne vous ai jamais abandonné ma tendre Déesse, ma pensée et ma force vous soutiennent à chaque instant. Humez ce souffle de la mer dans votre chevelure odorante lors de vos nuits d'errances sur les côtes de Chypre. Pesez le regard de cette chouette qui brille dans l'éclat de vos yeux et devinez cette ombre qui s'attache à votre aura. Vous les percevez maintenant? Vous sentez ces caresses retenues? C'est votre Seigneur qui vous accompagne et vous espère.

Méphistophélès,
L'esprit qui toujours nie
         
         

Aphrodite

      Noble maître de l'ombre,

Qu'est-ce que l'éternelle damnation sinon celle d'avoir à observer la tragédie des mortels? Mais j'ose encore croire qu'Aphrodite et son amour pourront y changer quelque chose. Avec tous mes pouvoirs, ce ne serait pas une utopie que de faire prendre conscience aux pauvres humains qu'il y a plus, plus haut, plus loin? Certains d'entre eux ont encore la bravoure, la volonté et le désir d'être complets, de vivre dans l'harmonie et l'amour, de vivre une aventure extraordinaire, j'en suis convaincue.

Les dieux et l'expérience m'ont enseigné que la seule perfection ne peut être atteinte que dans un équilibre absolu du bien et du mal (les deux étant relatifs). Je nous vois donc bien comme maîtres de ce monde où règnerait enfin l'Amour, le vrai. Mais dites-moi, qui est l'Usurpateur? Qu'est-ce que cette chimère? Expliquez-moi afin que je comprenne et puisse vous aider.

J'ai senti votre présence et vos caresses il y a quelques nuits. Que de passion, que de feu, d'extase. Le raffinement de vos étreintes est toujours aussi impressionnant· mais moi, vous ai-je fait honneur cher esprit? Dans l'obscurité de la forêt, là sur la mousse, j'ai déployé tous mes charmes et pouvoirs afin de satisfaire vos moindres désirs, de répondre à votre souffle. Rassurez votre déesse oh maître de l'ombre. Mais pourquoi cacher ce visage qui me semble si parfait, ce corps qui m'enflamme? Sortez de votre obscurité, ange noir. Était-ce bien vous? Je le crois.

La déesse attend avec empressement le retour de l'ombre.

Aphrodite, la plus belle
         
         

Méphistophélès

      Ma déesse,

Mortel, je me jetterais à vos genoux en implorant votre bienveillance devant la responsabilité d'un si long silence à votre dernière lettre aux effluves d'oliviers. Mais, chère déesse, souvenez-vous que le temps n'a pour nous aucune espèce d'importance, alors ne m'en tenez point rigueur. Mon royaume est le vôtre et ses frontières sont celles de l'éternité. Parcourir la courbure du temps n'a d'égal que l'harmonie et la douceur de vos formes.

J'apprécie vous visiter ainsi à l'improviste, me jouer des ombres d'une futaie ou du pic majestueux d'un nid d'aigle, vous surprendre dans la braise ardente de vos caprices et rien n'est si intense que l'euphorie de notre union. Mais puis-je vous avouer ainsi mes faiblesses? Trop se plairaient à en user contre moi, mais comprenez qu'une nuit à vos côtés a valeur de mille sabbats.

Aphrodite, beauté des enfers, vos pouvoirs de séduction sont considérables et la finesse des plaisirs que vous octroyez est infiniment subtile, mais les mortels seront incapables d'atteindre la félicité que vous désirez leur offrir. Exercez vos charmes, amusez-vous avec ces pauvres créatures mais n'espérez pas les rescaper de leur insignifiance congénitale, l'éternité n'y suffirait pas. Dites-moi sincèrement, ont-ils évolué depuis que vous les fréquentez? J'en doute.

L'usurpateur? Que vous en dire qui en vaut l'encre de ma plume? Méfiez-vous de ses filets ma douce amie et tendre maîtresse, car il déteste la liberté et l'amour. Vous le reconnaîtriez facilement, il ne cherche qu'à emprisonner et abrutir les esprits férus de liberté et les contraindre à paraître à sa cour pour le contempler, l'admirer et l'adorer. Il se dit maître absolu et créateur de tous les univers, mais serait bien incapable de vous prodiguer la moindre caresse pour la magnificence de votre plaisir, car seule sa grandeur importe et la satisfaction absolue de sa vanité. Il se dit l'Unique et ne désire qu'éloigner les mortels des autres éternels, ceux de l'Olympe et de partout ailleurs.

N'ayez aucune crainte mon amie, je veille. Depuis la nuit des temps je lutte pour démasquer sa perfidie et jamais il n'arrivera à imposer sa loi. N'ayez aucune crainte car notre destin est lié à tout jamais et nous serons tout.

Méphistophélès,
L'esprit qui toujours nie
         
         

Aphrodite

      Noble dieu des enfers,

Heureusement que le temps pour nous ne se compte pas car si nous étions mortels, je ne vous aurais pas écrit depuis longtemps! Mais passons par-dessus ces détails et entrons ensemble dans le vif des sujets qui nous passionnent.

Je tenais avant tout à vous soumettre mes pensées suite à votre dernier parchemin électronique. Vous aviez raison; les mortels sont majoritairement insignifiants et ignorants! Si vous avez accès aux misérables parchemins que certains m'envoient, vous pouvez alors en juger de vous-même. Ils ne savent pas maîtriser leur propre langage afin de me séduire comme ils le devraient: avec majestuosité et brillance.

C'est à peine si je peux m'amuser encore avec ces bêtes. Tenez, par exemple, la dernière fois où j'ai agi dans une cause des plus cocasse: je m'amusai à offrir une mortelle en tentation à un chef d'états unis et il mordit tellement à l'hameçon qu'il faillit en perdre son trône: la jolie sirène l'a trahi devant tous les mortels et il en perdit au moins la face (sinon la toge)! Je me demande même si vous n'avez pas joué un rôle aussi dans cette histoire?!

Les humains sont drôles dans leur bêtise mais ils la poussent parfois si loin que le mépris s'empare de moi. L'amusement a atteint son comble pour être remplacé par un mélange de pitié et de désillusion.

Par contre, découvrir de nouveaux dieux (par l'entremise de Dialogus) me stimule comme je ne l'ai pas été depuis des millénaires! Mon pouvoir est assez grand pour me permettre quelques amusements divins forts intéressants. Croyez-vous que je pourrais charmer l'usurpateur (Dieu) afin de le détourner de ses buts malsains? Je crois que je tenterai une communication détournée à travers les parchemins de Dialogus. Cela demandera finesse et adresse mais j'ai prouvé depuis longtemps que mes charmes agissent avec force. Demandez à Zeus! Il s'agit de trouver la petite faille, peut-être infime, mais qui me permettra d'injecter mon nectar malicieux.

Mon mystérieux maître des ténèbres, je vous envoie mon souffle et mes baisers afin de vous attirer à nouveau vers moi. Je vous veux encore celui qui toujours nie, sauf à Aphrodite.

Votre déesse, la plus belle
         
         

Méphistophélès

      Ma tendre Déesse,

Votre missive parfume déjà mon royaume de votre douce présence, elle contient la toute-puissance de vos pouvoirs les plus intimes et le souvenir de vos charmes les plus affolants. Je devine la grâce qui, de votre main se transmet au parchemin et anime votre finesse. Le temps nous appartient déesse aux mille arômes et nul ne peut atteindre notre union sacrée, nul troupeau sacrifié à nos ennemis par ces mortels apeurés ne saura nous désunir.

Pourtant, Belle Aphrodite, méfiez-vous de ce Dieu des limaces car, sous son indifférence bienveillante se dissimule un esprit assoiffé de pouvoir. Il ne désire qu'une seule chose: nous entraîner, Dieux, Déesses, Génies, Fées, Lutins et autres créatures éternelles dans sa déchéance en nous niant le droit à toutes formes d'influences sur ces misérables cloportes. Il offre aux mortels l'illusion du libre arbitre et un pouvoir infini sur le choix de leur avenir.

Malgré leur stupidité héréditaire, les humains se croient maintenant en mesure de s'emparer de l'Olympe et contrôler l'univers qui leur échappent encore. Ils ne demandent qu'à prendre notre place en niant notre existence. Plusieurs divinités, dont l'usurpateur entendent les utiliser pour parvenir à leurs fins en leur confiant des secrets trop dangereux pour la capacité de leur pauvre cervelle. Ne vous laissez pas prendre dans les filets de ce Dieu succube, car il tentera de vous réduire au silence, d'aliéner votre esprit en vous interdisant tout contact avec les mortels. Soyez donc vigilante dans la préparation de vos philtres existants et incantations, vous perdre me briserait à jamais et chaque mortel connaîtrait alors le prix de ma colère.

Ne croyez surtout pas que je doute de vos capacités à ensorceler l'objet de vos désirs, je connais l'étendue de vos pouvoirs aussi subtiles que peuvent l'être la sensualité de vos caresses. Ils sauront atteindre leur cible, le désarçonner, troubler sa raison et ainsi, nous pourrons agir plus facilement. Je prendrai donc un vif intérêt à admirer une fois de plus vos multiples talents.

Enfin, je trouve les temps assez propices à l'observation des mortels, je vous suggère également de regarder agir ces ploucs avec attention. C'est, ma foi, assez instructif pour juger le niveau de leur intelligence et de leurs intentions. Chacun se réclame de la véritable foi, chacun porte sur ses épaules le fardeau du bien et tous se croient à la foire. Ils se massacrent mutuellement en espérant attirer l'assentiment de leur créateur respectif. Bien sûr, ils affirment que je suis responsable de leur folie, ils croiront avoir vu mon visage dans un nuage de poussière au-dessus de décombres fumants et tueront davantage en jurant extirper le mal par le sang.

Rappelez-vous cette période où les femmes mortelles montaient sur le bûcher simplement parce qu'elles représentaient une menace pour le pouvoir des prêtres. Ils n'ont ni changé ni évolué, ils tuent et détruisent pour le plaisir de leur bon droit et par crainte d'être démasqués. Alors, malgré leur bêtise, poursuivez votre oeuvre et pourchassez-les dans ce qu'ils ont de plus fragile.

Aphrodite ma Déesse, vous avez raison, nous avons déjà trop retardé le plaisir de nous unir à nouveau. Daignez me faire la faveur de me retrouver au coeur de cette forêt obscure où les Druides y cueillaient jadis le gui sacré dans ces chênes millénaires. La lune y sera maléfique et son aura donnera à votre visage ces éclats de mystère qui me troublent tant. Venez et je vous confierai des secrets insoupçonnés que seuls les ténèbres peuvent révéler aux initiés. Venez et j'adorerai la beauté de toutes les beautés et j'honorerai à genoux, la sainteté de votre ventre.

Méphistophélès,
L'esprit qui toujours nie
         
         

Méphistophélès

      S'outrer pour de si pauvres propos n'est pas digne de votre beauté, ne souillez point votre esprit supérieur à répondre à de telles bassesses. Nous saurons retrouver ce mortel à son trépas et lui ferons rendre son fiel.

Vos missives se font rares Ô Déesse des rivages infinis, montrons donc à ces pauvres incultes ce que des immortels épris de liberté peuvent construire. Ne tardez pas, car notre temps approche et vous régnerez bientôt à mes côtés.

Ne soyez pas lasse et venez à moi, je saurai vous distraire et vous faire oublier comme seuls des esprits peuvent le faire...

Méphistophélès
L'esprit qui toujours nie
         
         

Aphrodite

      Ô beau Méphistophélès,

Comme votre présence me manque. Il sera bon d'être à nouveau près de votre corps brûlant. Entendre vos paroles prometteuses me calme. Mais malgré vos avertissements, je ne cesserai de répondre à ces pauvres mortels. Dans un sens l'humain m'amuse, même si dans l'autre sens, il me désespère. D'ailleurs, vous répondez aussi à leurs parchemins électroniques. Au plaisir de recevoir encore de vos messages. En attendant, je vais me baigner dans les eaux pures et célestes de l'Olympe.

À bientôt noble maître,

Aphrodite, la plus belle